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La dévotion au Sacré-Coeur

Qu’est-ce que la dévotion au Sacré-Cœur ?

Comment la vivre aujourd’hui ?

En 1975, le tricentenaire de la grande apparition de Jésus à Ste Marguerite-Marie ne fut pas la commémoration d’un événement révolu mais l’aube d’une action multiforme qui devait rapidement toucher des milliers de cœurs.
Quinze ans plus tard, le tricentenaire du départ de la Sainte vers le Père était une seconde chance à saisir, une chance pour inventorier le trésor dont il a fait don à son Eglise en lui léguant le propre Cœur de son Fils. Les charismes de ce Cœur ont été déposés entre nos mains pour la nouvelle évangélisation. A nous de savoir puiser à ce puits sans fond de l’Esprit d’Amour où, « plus on prend, plus on y trouve ».

La vigueur de cette dévotion suppose 4 conditions :



1. Se persuader de son importance :

L’avenir du monde s’édifiera sur la pierre angulaire « rejetée des bâtisseurs, mais précieuse aux yeux de Dieu » qui s’appelle le Cœur de Jésus.
Jean XXIII nous a dit le fondement évangélique de celle-ci :
« M’aimes-tu ? » demandait le Ressuscité à Pierre en lui confiant le soin du troupeau.
C’est dans l’échange d’amour entre Jésus et lui, que la Sainte Église trouve son appui.

2. Savoir en quoi elle consiste

Les révélations reçues par Marguerite-Marie constituent l’expérience de référence qui permet à l’Eglise de déterminer avec précision la " pointe" de la dévotion au Cœur de Jésus, qui est de consoler amoureusement le cœur de Dieu blessé par l’apostasie moderne.
Lorsqu’au cours du dernier repas, Jean, le disciple bien-aimé, a reposé sur le cœur de son Maître, il a eu la révélation du drame qui habitait celui-ci « depuis le commencement » (Jn 6,64) : la trahison de l’un des douze qui s’obstinait à répondre à l’amour par le mal.
Au long des siècles, Jésus na cessé de se plaindre à ses meilleurs amis de l’ingratitude dont nous payons, nous aussi, son sang.
Marguerite-Marie fut l’interprète divinement éclairée de cette plainte du Cœur de Jésus. Sa mission a été de sensibiliser l’Eglise entière à l’urgence toute moderne de rendre amour pour amour à l’Amour divin méprisé et trahi, en le louant, en lui rendant grâces, en l’adorant dans l’Eucharistie et en conformant toute notre vie à sa douceur et à son humilité.

Cette plainte de Jésus c’était déjà celle des prophètes à toutes les pages de la Bible, celle que la liturgie de l’Eglise reçoit de la bouche du Crucifié meurtri par notre infidélité à l’Alliance : « O mon peuple, que t’ai-je fait. Réponds-moi » (Mi 6,3)

C’est le reproche que le Ressuscité adressait aux communautés qui commençaient à se relâcher : " J’ai contre toi que tu es déchue de ton premier amour" (Ap 2,4) Qui dira à quel point le Cœur de Dieu est aujourd’hui affecté par l’opacité de nos cœurs à son amour ?
Travaillons à nous rendre silencieusement vulnérable à la plainte de l’Amour.
Tel est le chemin que nous trace la petite Thérèse : nous offrir à Dieu dans un élan d’amour pour lui donner la consolation de trouver où déverser les flots d’amour qui sont comme comprimés dans son Cœur.

3. Etre attentif à ce qui se passe aujourd’hui

Nous vivons le temps de la Miséricorde. Jamais il n’a été plus manifeste que Jésus est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Des êtres durement perturbés par les expériences les plus traumatisantes sont remis sur pied par l’Amour. On assiste à une efflorescence de la vie mystique parmi les petits.
Un amour tout particulier du Cœur de Jésus fleurit aujourd’hui chez les êtres que rajeunit l’Esprit. Normal, dit l’Evangile : « C’est de son Cœur que jailliraient des fleuves d’eau vive » avait dit Jésus.

L’adoration eucharistique conduit plus avant : on découvre que le vrai pauvre, le mendiant d’amour, c’est Lui, l’oublié. Nos yeux guéris de leur blessure découvrent la blessure sans fond de l’Amour divin. La délicate compassion pour mes frères se double d’une autre compassion jamais imaginée tout seul : la compassion pour le Cœur de Dieu vivant dans le Cœur de Jésus et de Marie.
« Il est urgent de consoler Jésus ! » disait le petit François de Fatima.

4. Se référer à la pratique de l’Eglise

* La fête du Cœur de Jésus : une occasion collective d’exprimer notre douleur d’avoir tant offensé l’Amour….
* L’Adoration eucharistique nous baigne quand le fleuve de cristal qui jaillit du trône de et l’Agneau.
* La fécondité éprouvée des premiers vendredis du mois et la communion en esprit de réparation.
* L’Heure Sainte où nous tenons compagnie à Jésus dans son agonie..
* La consécration personnelle au Cœur de Jésus où le baptisé se redonne au Christ « pour l’aimer de tout son cœur »
* L’Eglise qui a toujours professé un respect particulier pour les icônes du Sauveur, attache un prix tout spécial à l’image du Cœur de Jésus. Depuis que l’Amour s’est fait Cœur, son image est « un signe de contradiction qui révèle les pensées cachées des cœurs » (Lc 2, 34-35) Il faut se laisser transpercer l’âme comme Marie pour l’accueillir. Plaçons-la à la place d’honneur chez nous.

 
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