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Marie élevée dans la gloire.

Assomption de la Très Sainte Vierge

Chaque année, ce jour glorieux, nous ramène aux confidences de Marie à Sr Josefa.
Elles sont pour nous pleines de lumière, de joie et d’espérance !
Avec Marie comment ne pas rendre grâce ?!



Alleluia ! Aujourd’hui s’est ouverte la porte du paradis :

Marie est entrée dans la gloire de Dieu.

Exultez dans le ciel, tous les anges. Alleluia !

Extraits de "Un Appel à l’Amour" au chapitre 10.

Ce mercredi 15 août 1923 ouvre, pour Sr Josefa, une radieuse parenthèse au milieu de ses luttes quotidiennes.

Au soir de cette glorieuse journée, Marie apparaît à son enfant dans toute sa beauté. Elle écoute maternellement tout ce qu’elle lui confie de ses difficultés du présent, de ses appréhensions pour l’avenir, et surtout de sa fragilité et de sa misère.

« Ma fille, ta faiblesse ne doit pas te décourager, confesse-la humblement, mais ne perds pas confiance, puisque tu sais, à n’en jamais douter, que c’est à cause de ta misère et de ton indignité que Jésus a fixé ses yeux sur toi.... Beaucoup d’humilité, mais beaucoup de confiance ! »

Alors, détournant sa pensée d’elle-même, Josefa ne songe plus qu’à la joie de sa Mère Immaculée dont le monde entier célèbre aujourd’hui l’entrée dans le ciel.
Marie semble tressaillir à ce souvenir qui est pour elle la béatitude de l’éternel présent. Elle lui dit :

« Oui, c’est vraiment en ce jour que la joie pleine et sans mélange a commencé pour moi, car durant toute ma vie, mon âme fut transpercée d’un glaive. »

Je Lui ai demandé- écrit naïvement Josefa- si la présence de l’Enfant-Jésus, si petit et si beau, n’avait pas été cependant une grande consolation pour elle.

Marie lui répond :

  • « Écoute ma fille, dès l’enfance, j’eus connaissance des choses divines et des espérances placées en la venue du Messie. Aussi, lorsque l’Ange m’annonça le Mystère de l’Incarnation et que je me vis choisie pour Mère du Sauveur des hommes, mon Cœur, bien que dans une grande soumission à la Volonté de Dieu, fut submergé dans un torrent d’amertume. Car je savais tout ce que ce tendre et divin Enfant devait souffrir, et la prophétie du vieillard Siméon ne fit que confirmer mes angoisses maternelles.
    Tu peux, dès lors, te figurer quels devaient être mes sentiments en contemplant les charmes de mon Fils, son visage, ses mains, ses pieds, tout son être que je savais devoir être si cruellement maltraités.
    Je baisais ses mains, et il me semblait que mes lèvres s’imprégnaient déjà du Sang qui jaillirait un jour de leurs blessures.
    Je baisais ses pieds, et je les contemplais déjà cloués à la croix.
    Je soignais sa ravissante chevelure, et je la voyais couverte de sang, enlacée dans les épines de sa couronne.
    Et quand, à Nazareth, il fit ses premiers pas et courut à ma rencontre ses petits bras ouverts, je ne pus retenir mes larmes à la pensée de ses bras étendus sur la croix où il devait mourir !
    Quand il atteignit l’adolescence, il y avait en lui un tel ensemble de beauté que nul ne pouvait le contempler sans admiration.... Seul, mon cœur de Mère se serrait à la pensée des tourments dont j’éprouvais d’avance la répercussion...
    Après l’éloignement des trois années de sa vie apostolique, les heures de sa Passion et de sa Mort furent pour moi le plus terrible des martyres.
    Lorsqu’au troisième jour, je le vis ressuscité et glorieux, sans doute l’épreuve changea d’aspect puisqu’il ne pouvait plus souffrir. Mais combien douloureuse allait être la séparation ! Le consoler, réparer les offenses des hommes serait alors mon seul soulagement. Cependant, quel long exil !...Quelles ardeurs montaient de mon âme ! ...Comme je soupirais après l’heure de l’union éternelle ! ... Ah ! Quelle vie sans Lui ! ... Quelle lumière enténébrée !... Quelle union désirée !... et comme Il tardait à venir ! ...
    Ce fut au moment d’entrer dans mes soixante-treize ans, que mon âme passa comme un éclair de la terre au ciel. À la fin du troisième jour, les anges vinrent chercher mon corps et le transportèrent en triomphe de jubilation pour le réunir à mon âme... Quelle admiration, quelle adoration et quelle douceur quand mes yeux virent, pour la première fois, dans sa Gloire et dans sa Majesté, au milieu des armées angéliques, mon Fils !... mon Dieu !...
    Et que dire, ma fille, de l’étonnement dont je fus saisie à la vue de mon extrême bassesse couronnée de tant de dons et environnée de tant d’acclamations ! ... Plus de tristesse !... Plus de mélange !... Tout est douceur, tout est gloire, tout est Amour !... »

La Très Sainte Vierge s’est exprimée avec enthousiasme, dira plus tard Josefa, et cependant un reflet d’humilité enveloppe chacun de ses mots.

Marie se tait un instant, plongée dans le souvenir magnifique de son entrée au ciel. Puis, abaissant son profond regard, elle ajoute :

« Tout passe, ma fille et la béatitude n’a pas de fin. Souffre et aime : mon Fils couronnera bientôt tes efforts et tes labeurs. Ne crains rien, Lui et Moi, nous t’aimons ! »

« Reste-lui bien fidèle et ne lui refuse rien. Fais-lui le chemin par tes petits actes, car Il viendra bientôt. Courage, courage ! Générosité et amour ! ... L’hiver de la vie est court et le printemps sera éternel ! »

Josefa note qu’elle ne put rappeler à sa mémoire les termes mêmes de cette confidence. Mais le vendredi 17 août, quand j’allai dans ma cellule pour essayer d’en écrire quelque chose, soudain la Sainte Vierge parut, très belle et resplendissante de lumière. Souriant doucement, elle me répéta tout ce qu’elle m’avait dit, au soir de sa fête, puis elle me donna sa main à baiser, me bénit et disparut.

"Le Roi, ton bien-aimé, désire ta beauté, ô Marie !
Entre dans son jardin, toi, la Reine des Cieux !"

Voyez le diaporama : La Vierge Marie accompagne Josefa

Saint Bernard : ASSOMPTION

« C’est dans le Christ que tous revivront, chacun à son rang » (1Co 15,22-23)

Aujourd’hui la Vierge Marie monte, glorieuse, dans le ciel. Elle met le comble à la joie des anges et des saints. C’est elle, en effet, dont la simple parole de salutation a fait exulter l’enfant encore enfermé dans le sein maternel (Lc 1,44). Quelle a dû être l’exultation des anges et des saints, lorsqu’ils ont pu entendre sa voix, voir son visage, et jouir de sa présence bénie ! Et pour nous, frères bien-aimés, quelle fête dans son Assomption glorieuse, quelle cause d’allégresse et quelle source de joie aujourd’hui ! La présence de Marie illumine le monde entier, tellement le ciel resplendit, irradié par l’éclat de la Vierge toute sainte. C’est donc à bon droit que résonne dans les cieux l’action de grâce et la louange.

Mais nous..., dans la mesure où le ciel exulte de la présence de Marie, n’est-il pas raisonnable que notre monde d’ici-bas pleure son absence ? Mais non, ne nous plaignons pas, car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente (He 13,14) ; nous cherchons celle où la Vierge Marie est parvenue aujourd’hui. Si nous sommes déjà inscrits au nombre des habitants de cette cité, il convient aujourd’hui de nous souvenir d’elle..., de partager sa joie, de participer à cette allégresse qui réjouit aujourd’hui la cité de Dieu ; elle retombe aujourd’hui en rosée sur notre terre. Oui, elle nous a précédés, notre reine, et elle a été reçue avec tant de gloire que nous pouvons, nous ses humbles serviteurs, suivre notre souveraine en toute confiance en criant, avec l’Épouse du Cantique des Cantiques : « Entraîne-nous à ta suite. Nous courrons à l’odeur de tes parfums ! » (Ct 1,3-4) Voyageurs sur la terre, nous avons envoyé en avant notre avocate..., mère de miséricorde, pour plaider efficacement notre salut



Saint Épiphane : VIERGE GLORIEUSE

« Je te salue, Comblée-de-grâce »

Comment parler ? Quel éloge pourrais-je faire de la Vierge glorieuse et sainte ? Elle surpasse tous les êtres, Dieu seul excepté ; par nature, elle est plus belle que les chérubins, les séraphins et toute l’armée des anges. Ni la langue du ciel, ni celle de la terre, ni même celle des anges ne suffiraient à la louer. Bienheureuse Vierge, colombe pure, épouse céleste..., temple et trône de la divinité ! Le Christ, soleil resplendissant au ciel et sur terre est à toi. Tu es la nuée lumineuse qui a fait descendre le Christ, lui l’éclair étincelant qui illumine le monde.

Réjouis-toi, comblée de grâce, porte des cieux ; c’est de toi que parle l’auteur du Cantique des Cantiques...quand il s’exclame : « Tu es un jardin clos, ma sœur, mon épouse, un jardin fermé, une source scellée » (4,12)... Sainte Mère de Dieu, brebis immaculée, tu as mis au monde l’Agneau, le Christ, le Verbe incarné en toi... Quelle merveille étonnante dans les cieux : une femme, revêtue du soleil (Ap 12,1), portant en ses bras la lumière !... Quelle merveille étonnante dans les cieux : le Seigneur des anges, devenu petit enfant de la Vierge. Les anges accusaient Ève ; maintenant ils comblent Marie de gloire car elle a relevé Ève de sa chute et fait entrer aux cieux Adam chassé du Paradis...

Immense est la grâce donnée à cette Vierge sainte. C’est pourquoi Gabriel lui adresse d’abord ce salut : « Réjouis-toi, comblée de grâce », resplendissante comme le ciel. « Réjouis-toi, comblée de grâce », Vierge ornée de vertus sans nombre... « Réjouis-toi, comblée de grâce », tu désaltères les assoiffés à la douceur de la source éternelle. Réjouis-toi, sainte Mère immaculée ; tu as engendré le Christ qui te précède. Réjouis-toi, pourpre royale ; tu as revêtu le roi du ciel et de la terre. Réjouis-toi, livre scellé ; tu as donné au monde de lire le Verbe, le Fils du Père.

LE COURONNEMENT DE MARIE PAR SON FILS



 
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