La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675 : Jésus lui montre son cœur en disant :
« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes... ».

Une autre fois, il lui dit :
« Mon divin Cœur est [...] passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier ».
Marguerite-Marie raconte :
« Ce Cœur divin me fut représenté, comme dans un trône tout de feu et de flammes, rayonnant de tous côtés, plus brillant que le soleil et transparent comme un cristal. La plaie qu’il reçut sur la Croix y paraissait visiblement. Il y avait une couronne d’épines autour de ce divin Cœur et une croix au-dessus. Mon divin Maître me fit entendre que ces instruments de sa Passion signifiaient que l’amour immense qu’il a eu pour les hommes avait été la source de toutes ses souffrances ; que, dès le premier instant de son Incarnation, tous ces tourments lui avaient été présents, et que ce fut dès ce premier moment que la croix fut, pour ainsi dire, plantée dans son Cœur ; qu’il accepta, dès lors, toutes les douleurs et humiliations que sa sainte Humanité devait souffrir pendant le cours de sa vie mortelle, et même les outragés auxquels son amour pour les hommes l’exposait jusqu’à la fin des siècles, dans le Saint Sacrement. Il me fit connaître ensuite que le grand désir qu’il avait d’être parfaitement aimé des hommes lui avait fait former le dessein de leur manifester son Cœur, et de leur donner, dans ces derniers siècles, ce dernier effort de son amour, en leur proposant un objet et un moyen si propre pour les engager à l’aimer, et à l’aimer solidement, leur ouvrant tous les trésors d’amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu’il contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et lui procurer tout l’honneur et l’amour qui leur serait possible, fussent enrichis avec profusion des divins trésors dont il est la source féconde et inaltérable.
Il m’a encore assuré qu’il prenait un singulier plaisir d’être honoré sous la figure de ce Cœur, de chair, dont il voulait que l’image fût exposée en public, afin, ajouta-t-il, de toucher le cœur insensible des hommes, me promettant qu’il répandrait avec abondance sur le cœur de tous ceux qui l’honoreront tous les trésors de grâces dont il est rempli et que partout où cette image serait exposée, pour y être singulièrement honorée, elle y attirerait toutes sortes de bénédictions.
« J’ai une soif ardente d’être honoré des hommes dans le Saint Sacrement, et je ne trouve presque personne qui s’efforce, selon mon désir, de me désaltérer, usant envers moi de quelque retour ».