Vous êtes ici : Accueil >> Josefa Menèndez

Fête : le Père Rubio

2 mai : Fête du Père Rubio, directeur spirituel de Sr Josefa

Dans la "VIDA DEL SIERVO DE DIOS" : Don José Maria RUBIO RERALTA, le Père Carlos STAEHLIN SJ a consacré, dès le début de son livre, un chapitre qui lui est consacré.

C’est dire l’importance reconnue du rôle qu’a exercé le Père Rubio auprès de Josefa, rôle que Jésus a voulu, c’est bien certain.


Père Rubio
Père Rubio

CH II : “El director espiritual de Josefa Menendez”.

Rappelons que le Père a été béatifié en 1995 et canonisé le 5 mai en 2003 à Madrid par JPII.

Voici quelques courts extraits...

Depuis sa première confession en 1895, le Père devient le directeur spirituel de Josefa.

Son premier contact avec la vie religieuse date de son passage au collège des Bénédictines durant la retraite de 1ère communion.
Des visites assidues au Carmel de Loeches où la sœur de la maman est prieure, marqueront les petites filles Menendez..
Son désir du Carmel, Josefa l’exprime à 17 ans : sa demande est refusée par son père, pourtant ‘bon chrétien’ : « Attends ma mort !.. » lui dit-il !

Le Père Rubio prend la direction spirituelle des 2 sœurs. Tous les premiers vendredi du mois, il reçoit Josefa. Il est le directeur de toute la famille : il aidera le père à mourir saintement…

Il conseille vivement à Josefa de lire :

  • « l’ Autobiographie de Terèse de Jésus »
  • « La verdadera esposa de Jesu Cristo » de St A. de Liguori
  • « L’Autobiographie de M.Marie Alacoque » .

En 1909 : le premier syndicat chrétien est fondé par Maria de Echarri. A cause du nombre, on divise le syndicat d’après les métiers.
En 1911, son amie Espinosa de Hénares du groupe « Syndicat
chrétien de l’Immaculée » entre au Carmel. Josefa souhaite y entrer aussi et en parle au Père Rubio.
«  Je dois tout au Père Rubio, tant de l’ordre de l’esprit que de l’ordre matériel  » Et avec une profonde conviction, elle ajoute : «  C’est un saint, un vrai saint ! »

Trente ans plus tard, son amie reconnaît que Josefa « avait assimilé avec perfection la spiritualité du Père Rubio et qu’elle n’avait pas un moment à elle.

  • Josefa disait d’elle-même : «  Je suis entrée complètement dans la volonté de Dieu  »
    « Josefa est la personne qui m’a le plus encouragée à vivre de la simple volonté de Dieu » dit une amie.
    Une enfant a la tuberculose galopante… Elle la soigne chaque jour… s’y dévoue complètement ! La jeune malade la réclame : « Où est Josefa ? Qu’elle vienne !... Personne n’est comme elle… » Josefa la prépare à une sainte mort et l’accompagne au cimetière..
    Josefa portait une médaille du Sacré-Cœur de Jésus avec l’inscription : « J’ai confiance en toi. » Un papier glissé dans le médaillon : « Toujours à toi, mon Jésus ! »

Très docile au Père Rubio, Josefa, avec son amie, prie beaucoup...Toutes deux faisaient oraison 2 à 3 h de suite … sans livre. Elles usaient d’instruments de pénitence.
Son attrait de virginité est très net… mais Dieu ne la voulait ni Bénédictine, ni Carmélite, ni Clarisse…. Si son amie le lui demandait, elle répondait avec un sourire : «  Ce que Dieu voudra.. »

Un jour, les Carmélites de Santa Ana l’appellent…
Plus tard, elle en parle à son amie et celle-ci lui demande :
«  Alors que vas-tu faire  ? »
«  Rien ! Maintenant, je peux seulement attendre…  ».
Elle ne voyait pas là, la volonté de Dieu pour elle.
Josefa assistait avec son amie Carmen, chez les Réparatrices, à l’adoration nocturne du jeudi.

La ligne capitale de sa piété – sous l’impulsion du Père Rubio - était clairement une vie eucharistique de réparation et d’immolation..
En contact régulier avec la Mère Maria de Santo Tomé, elle vécut une grande intimité spirituelle avec celle-ci.

En 1911, Mercedes, plus jeune qu’elle, réalise son désir et entre, comme sœur coadjutrice, au Sacré-Cœur de Chamartin.
« Josefa qui l’avait formée sentit vivement la déception. Sa foi en la Providence la soutint. » témoigne son amie.
Elle entreprit alors de former sa jeune sœur Angela au métier de couturière.

En 1912, le Père Rubio prépare son entrée chez les Réparatrices.
Le syndicat chrétien se dissout…. Les syndicalistes entrent au couvent ! Josefa est heureuse. Elle envoie un mot à sa sœur :
«  Soyons saintes  » !
Le Père Rubio la suivait pas à pas..
Mais la Mère ne put consentir à la prise d’habit…
« Elle en souffrit beaucoup »- écrit sa sœur Angela.

Le Père Rubio réagit par : «  Laisser faire Dieu »…
Il lui donne à relire ce que, 2 jours avant sa mort, St Fr. de Sales disait à ses filles : « S’abandonner dans les bras de Dieu, n’entretenir aucun désir… sinon celui de rechercher la Volonté de Dieu… ne rien lui refuser ».
Ainsi le Père Rubio s’inspirait des conseils de l’Evêque de Genève, pour guider Josefa.
Josefa reprit donc sa place au foyer… Elle entre dans la « Garde d’honneur » : un groupe du Collège du Sacré-Cœur.
Elle sera une aide efficace pour la confection des uniformes.

« Que feriez-vous si vous aviez une fille sainte ? » demande un jour le Père Rubio à la mère de Josefa ?

Sa sœur Angela témoigne :
« Toutes ces années de 1911 à 1919, Josefa suivit en tout les conseils du Père Rubio… Sa vie était toute d’abnégation et de sacrifice…
Sa foi et sa confiance en Notre-Seigneur n’avaient pas de limites ! Elle recourait à Marie en toutes ses nécessités.. Elle passait toutes les heures possibles devant le St Sacrement.. Elle profitait de toutes les mortifications possibles. »

En 1917, Le Père pensa que l’heure de Dieu était venue.. Il la dirige vers le Sacré-Cœur. Mais Josefa n’entre pas au jour indiqué !
La vocation de Josefa fut réellement une croix pour son directeur !
Mais la patience du Père Rubio était proverbiale !
« Dieu l’a permis…. pour quelque bonne raison ! » disait-il !

Une 2ème demande est adressée, 2 ans plus tard. Cette fois, Josefa essuie un refus ! Qui s’en étonnerait ?!
Le Père Rubio ne se découragea pas !
Lorsque, enfin, arrive une proposition, une condition est requise : l’expatriation !

Avec la bénédiction du Père Rubio, le mercredi 4 février 1920, Josefa quitte l’Espagne pour ne plus revenir..

Le Père l’avait dirigée durant 24 ans. Il comprit qu’il ne la reverrait pas en ce monde… Il recevra un Message de Jésus par Josefa quelques jours avant la mort de celle-ci. Il mourra en 1929, 5 ans après Josefa… Il avait 65 ans.

Entraînée par le Père Rubio, Josefa a aidé Jésus à porter sa Croix... pour nous tous.

Artiste : Vander Linden
Artiste : Vander Linden

Biographie du Père Rubio par le Père Kolvenbach Le Saint de Madrid

 
Plan du site   Mentions légales   Haut de page