
Née le 4 février 1890, Josefa fête son anniversaire au ciel ! Nous nous unissons à sa joie...
C’est aussi l’anniversaire de son entrée au Sacré-Cœur en 1920 le 5 février.
Quelle action de grâce doit s’élever dans son cœur au souvenir de ce jour et de tout l’Amour reçu durant 4 ans !
A cette occasion, nous aimons relire quelques passages racontés par Josefa...de ces jours jours de prière et de sa courageuse décision devant un départ définitif pour la France...
Dans l’attente d’une réponse à sa demande d’entrer au Sacré-Cœur, Josefa passe deux mois en ardentes supplications, jusqu’au 19 novembre.
« Ce jour là, dans ma communion dit Josefa, je Le suppliai par son Sang et par ses Plaies, de m’ouvrir cette porte de la Société que moi-même j’avais fermée : Ouvrez-la, mon Jésus, je Vous en supplie, car Vous savez bien que je ne demande autre chose que d’être l’épouse de votre divin Cœur ! »
L’heure avait sonné. Ce matin là, comme de coutume, elle se rendit au Sacré Cœur de Chamartin pour y chercher du travail. On l’attendait : une lettre de Poitiers venait d’arriver. On demandait pour le Noviciat à peine fondé, quelques vocations sûres. Josefa se sentait elle le courage de solliciter en France cette admission tant désirée ?... Sans hésiter, elle répondit le « oui » le plus généreux et, à l’instant même, elle écrivit pour s’offrir.
« Je me suis jetée de nouveau dit-elle dans ses souvenirs à ses Pieds divins qui me donnent tant de confiance ! ... Avec des larmes plein les yeux, mais encore plus d’amour dans le cœur, je me suis offerte à tout accepter et, malgré ma faiblesse, j’ai senti en moi une force que je ne connaissais pas ! »
Sa mère, désolée, ne fit cependant, cette fois, aucune opposition : Dieu levait les obstacles. Pour éviter la douleur des adieux, Josefa quitta la maison sans rien dire, ni rien emporter.
« Jésus me prit et je ne sais comment cela se fit, mais j’arrivai à San Sebastian. Je n’avais ni argent, ni forces, rien que de l’amour je crois... mais j’étais au Sacré Cœur !... moi, toujours la même, si faible ! Mais Lui toujours me soutenant. »
Cependant, la pensée de sa mère et de sa sœur dont elle recevait les lettres déchirantes, transperçait son cœur. Elle commençait aussi à mesurer ce que serait la difficulté d’une langue qu’elle ignorait. Mais sa volonté restait fixée dans le Cœur qui l’attendait.
« Comment ferez-vous dans un pays dont vous ne savez pas la langue, lui demanda quelqu’un ? »
« Dieu me conduit » répondit-elle simplement. C’était vrai !
Le mercredi 4 février 1920, elle quittait pour toujours sa Patrie, afin de suivre au delà des frontières, Celui dont l’amour souverain peut tout demander.
À L’OMBRE DES VIEUX FEUILLANTS

« Pour tout ce que tu Me donnes, Moi, Je te donne mon Coeur ! »
Quand elle arriva à Poitiers, nul ne pouvait se douter du grand dessein qui commençait à se réaliser. Telle on la vit au début de son postulat, telle elle parut durant les quatre années de sa vie religieuse, simple, silencieuse, toute à son travail, effacée dans l’ensemble.
« Quinze jours de paix délicieuse suivirent mon entrée au Postulat... » note-t-elle.
Comment aurait-elle pu imaginer le dessein du Cœur de Jésus ?
Dès les premiers jours, la vie humble et laborieuse, sur le modèle de celle de Nazareth, ravit son âme. Elle trouvait la réponse à tous ses attraits dans cet idéal conçu par la sainte Fondatrice du Sacré Cœur : beaucoup de travail obscur pour aider à l’œuvre du Cœur de Jésus dans les âmes d’enfants, mais un travail baigné dans l’amour, le silence et la prière, et dont l’union à ce Cœur Sacré fait seule la richesse divine et la valeur apostolique. Josefa embrassa de toute l’ardeur de son âme cette nouvelle vie si lumineuse pour sa foi et si chère à son amour.
C’est un des traits merveilleux de ce récit qui va suivre, que le contraste entre les apparences extérieures et les réalités du dedans, le visible et l’invisible, Josefa toujours semblable à ses sœurs dans la vie quotidienne, et portant cependant en son âme le poids de la prédilection divine qui tantôt la livre à tous les assauts de la douleur, tantôt la tient captive sous la face de Dieu. Désormais, un double courant d’amour s’établit entre elle et Lui : Amour divin qui se précipite comme l’aigle sur sa proie et dont rien n’arrête l’élan, amour fragile et brûlant à la fois celui de Josefa dont l’effort sera sans cesse de s’offrir et de rester offerte à toutes les exigences du Plan divin.....
Extraits de "Un Appel à l’Amour"
